Le guide ultime de l’anglais des affaires (grammaire, prononciation et erreurs à éviter)

En quelques décennies, l’anglais s’est imposé comme la langue par excellence du monde économique et du voyage

Le maîtriser est donc devenu indispensable pour trouver un emploi dans un secteur international.

Voici un guide complet de l’anglais des affaires (business English), avec absolument tout ce que vous avez besoin de savoir: comment l’utiliser au travail, les erreurs à éviter (grammaire, prononciation, syntaxe) et les fautes récurrentes que font les francophones. Vous serez bientôt incollable sur l’anglais commercial

L’anglais des affaires: dans quel contexte l’utiliser ?

À moins d’être passionné d’économie, vous utiliserez essentiellement cet anglais pour votre travail. Cet article sera donc avant tout axé sur le monde professionnel.

Tout d’abord, vous avez peut-être besoin de passer un entretien d’embauche en anglais. Référez-vous au guide que nous avons publié sur le sujet, qui vous aidera à décrocher ce poste tant convoité.

Une fois l’entretien réussi (félicitations !), vous voici dans votre nouveau milieu. Vous remarquerez vite que l’anglais qui y est pratiqué est… différent de celui dont vous avez l’habitude. En effet, certains de vos collègues / clients peuvent utiliser un jargon parfois obscur et parsemé de termes techniques…

Si vous vous sentez un peu perdu, pas de panique : il s’agit simplement d’une facette de l’anglais, à laquelle vous vous habituerez très vite.

Premier contact : sur quel pied danser?

Le premier piège qui attend une jeune recrue dans le monde des affaires est sans doute le registre de langue attendu. En règle générale, le monde du travail impose un anglais assez soutenu. Oubliez le slang et la décontraction : vous êtes sur votre lieu de travail, avec une hiérarchie potentiellement rigide.

MAIS cet avertissement est cependant à nuancer fortement : il existe un gouffre entre d’une part la grande banque londonienne qui refuse que vous portiez des chaussures marron, d’autre part la start-up californienne où l’ambiance est BEAUCOUP plus relâchée (voire trop détendue pour nous francophones). Observez votre environnement et fiez-vous à votre bon sens.

Dans tous les cas, ne prenez pas de risque : il est préférable d’être un peu trop poli dans un premier temps. N’hésitez donc pas à relire notre article sur les formules de politesse en anglais pour vous y préparer.

Par exemple, lorsque vous formulez une demande, faites-le toujours de manière plus douce que dans la vie courante. Ainsi, dans un contexte professionnel, “Can I see that document?” a une tonalité autoritaire, tandis que “May I see that document?” est plus neutre donc plus acceptable. Idem avec “I want to…” qu’il convient de remplacer par “I would like to…”.

Des codes à maîtriser: le langage écrit

L’anglais commercial ou administratif impose bien souvent de rédiger beaucoup de texte : courriers, e-mails, documentation… Bref, il est possible que vous passiez une bonne partie de votre temps à écrire, avec une certaine exigence quant au style.

Là aussi, on attendra souvent un registre plus soutenu qu’à l’oral. Si c’est le cas, limitez les contractions : mieux vaut écrire “I cannot” plutôt que “I can’t” ou “I would like to” plutôt que “I’d like to”. Ça ne coûte rien.
Et bien sûr, les formules d’argot telles que “I wanna” ou “I’m gonna” sont à bannir de vos correspondances écrites.

D’autres spécificités techniques telles que la date (format anglais ou américain ?) et les formules de salutations doivent être connues.

Vocabulaire : spécialisez-vous !

Autre conseil qui facilitera les premières semaines dans vos (nouvelles) fonctions: plus de la moitié du vocabulaire utilisé dans l’entreprise correspondra à votre domaine de compétence. Donc faites en sorte de commencer à l’apprendre le plus tôt possible, avant même d’envoyer votre candidature !

Il se peut même que vous en connaissiez déjà une grande partie :).

Un bon réflexe consiste à lire la presse anglophone pour apprendre ces mots en contexte. Par exemple, si vous travaillez dans la finance, vous pouvez vous abonner au Financial Times ou à The Economist.

Si ce n’est pas déjà fait !

Les erreurs les plus fréquentes en anglais des affaires

C’est un fait : certaines erreurs reviennent souvent en anglais, le langage du business ne fait malheureusement pas exception. Passons donc en revue des fautes fréquemment commises par les francophones.

Les erreurs de ponctuation

Le genre de détail souvent négligé, mais qui peut vite nuire à votre crédibilité à l’écrit. Certes, une faute de ponctuation ne sera pas aussi mal vue qu’une faute d’orthographe ou de grammaire, mais le diable est justement dans les détails.

Une règle facile à retenir : en anglais, il n’y a pas d’espace avant les signes de ponctuation suivants : point, virgule, point d’exclamation, point d’interrogation, deux-points, point-virgule, trois-points…

Par exemple, on écrira toujours “Yes!”, jamais “Yes !”, ou encore “This is great: I received my new phone!”, surtout pas “This is great : I received my new phone !”. Les règles de ponctuation sont plus simples en anglais qu’en français, alors autant profiter de cet avantage pour ne plus faire de fautes.

Fautes d’orthographe courantes

Voyons à présent quelques mots courants en anglais des affaires et souvent mal orthographiés.

i.e. / e.g.

Pas forcément une faute, mais une confusion courante entre deux termes très spécifiques. Il s’agit dans les deux cas d’abréviations latines, dont voici la signification.

  • i.e. : id est, “c’est à dire”. Vous pouvez également dire that is ;
  • e.g. : exempli gratia, “par exemple”.

Contrairement à “etc.”, ces deux mots se prononcent toujours comme des abréviations : /aɪˈiː/ et /iˈdʒi/.

Receive

Ce verbe (qui veut dire “recevoir”) est souvent mal orthographié. Il faut bien écrire receive et surtout pas recieve, comme on le voit souvent.

I didn’t receive your e-mail yesterday.
Je n’ai pas reçu votre e-mail hier.

Affect / effect

Ces deux mots semblent être source de confusion.

To affect est bien le terme à employer pour traduire “affecter”.
The profit margin was greatly affected by the new tax.
La marge bénéficiaire a été grandement affectée par la nouvelle taxe.

To effect signifie quant à lui “effectuer” ou “réaliser”.
Click this button to effect the changes.
Cliquez sur ce bouton pour effectuer les changements.

Its / it’s

Alors oui, cette faute ne se limite pas au monde du travail et fait partie des plus fréquentes en anglais. Pourquoi vous en parler ? Tout simplement parce que vous aurez sans doute à rédiger des documents ou des courriers. Donc si vous devez écrire its (pronom possessif, 3e personne du singulier) ou it’s (littéralement “c’est”), autant bien les différencier.

Exemple : It’s good to know. = C’est bon à savoir.
Et, that’s his blanket. = C’est sa couverture (par exemple celle du chien).

Economic / economical

Ces deux mots signifient “économique”, mais il y a une nuance, souvent mal comprise.

Economic désigne l’activité économique de manière générale.

We are on the verge of a new economic crisis.
Nous sommes sur le point de connaître une nouvelle crise économique.

Economical signifie plutôt “bon marché”, voire “économe”.

The new car model is economical to run.
Le nouveau modèle de voiture est économique à l’usage.

Les erreurs de syntaxe

Après les mots, passons aux expressions de l’anglais des affaires qui sont souvent mal utilisées ou mal formulées par les francophones.

To look forward to

Celle qui me vient tout de suite à l’esprit concerne le verbe to look forward to, très fréquent dans les formules de politesse et qui présente une petite difficulté. En effet, le to est ici suivi non pas d’un infinitif, comme c’est généralement le cas, mais d’un présent continu, soit un verbe en -ing.

Par exemple, il est faux de dire :
“I’m looking forward to meet you.”

La forme correcte est bien :
“I’m looking forward to meeting you.”

Rien de bien compliqué, soyez simplement prudent quand vous utilisez cette formule.

Les pluriels… qui n’en sont pas

Certains mots que l’on utilise au pluriel en français s’emploient toujours au singulier en anglais. Comme toujours, veillez à ne pas traduire mot à mot dans votre tête. Quelques exemples TRÈS courants:

Information = des informations
“We need more information about this project.” et non “We need more informations about this project.”

Advice = des conseils
“Could you give me some advice for the meeting?” et non “Could you give me advices for the meeting?”

N’hésitez d’ailleurs pas à utiliser some avec information et advice, ce sont des tournures très courantes :

“I’d like to receive some information about that client.”

Idem pour furniture (les meubles) ou accommodation (l’hébergement, de manière générale), qui restent au singulier.

Who/whom

Bien que le mot whom tende à devenir ringard en anglais du quotidien, il se rencontre encore beaucoup à l’écrit, alors gare aux fautes ! La différence entre who et whom n’a cependant rien d’un casse-tête.

  • Who désigne un sujet (“Who is coming for lunch?”) ;
  • Whom désigne un complément d’objet (“To whom should I send the message?”).

Notez également l’expression figée à connaître “To whom it may concern” (l’équivalent de notre “À qui de droit”), que vous rencontrerez sans doute dans des courriers formels.

Tackle / deal with

Ces deux verbes signifient “s’occuper de” ou “s’attaquer à”, mais ils ne s’emploient pas tout à fait de la même façon. Tackle s’utilise seul et deal toujours avec la préposition with.

I have to tackle this new assignment.

I have to deal with this new assignment.

Attention donc à ne pas dire “tackle with”, une faute courante dans le monde professionnel.

Anglais des affaires

Les erreurs de prononciation

Voici quelques erreurs de prononciation courantes dans l’anglais des affaires. Si un léger accent n’est pas un problème, certains mots mal prononcés pourraient réduire votre crédibilité… à néant.

Focus

Un grand classique de l’anglais du business… et un piège mortel. La prononciation correcte est /ˈfoʊ.kəs/, avec une diphtongue et l’accent sur la première syllabe.

Les francophones ont une fâcheuse tendance à mettre l’accent tonique sur la deuxième syllabe et à prononcer très rapidement la première. Ce que les anglophones entendent, dans ce cas ? Fuck us.

Pas besoin de vous faire de dessin, mal prononcer ce mot en réunion risque de déclencher l’incrédulité, voire l’hilarité générale.

Engine

Ce terme (qui signifie “moteur”) se retrouve plutôt dans le monde de la mécanique ou du développement informatique. J’ai remarqué que les francophones avaient tendance à le prononcer “ène-djaïne”, avec l’accent sur la deuxième syllabe.

L’accent porte en réalité sur la première syllabe et le i est prononcé comme un i bref, pas comme un “aï”. On dira donc /ˈɛnd͡ʒɪn/.

Hour

Récemment, lors d’une conférence sur les langues, j’ai entendu une plaisanterie sur les francophones qui a visiblement beaucoup plu à mes homologues anglophones. Nous aurions la manie de toujours prononcer les h là où ils ne se prononcent pas.

Je n’avais jamais réalisé que c’était à ce point fréquent, mais force est de constater que c’est une erreur récurrente. En effet, le h de hour est muet (/ˈaʊɚ/), tout comme celui de honor, heir ou vehicle.

Si vous dites quelque chose du genre “It’s only going to take one hour”, attention à ne pas faire d’excès de zèle en prononçant “hhhour“.

I court et i long

Difficile à maîtriser pour les francophones, le i bref risque de susciter des incompréhensions.

Par exemple, si vous travaillez dans l’informatique ou l’électronique et que vous dites chip (puce – i court) en le prononçant cheap (bon marché – i long), vous imaginez l’effet sur vos interlocuteurs.

Idem avec still (encore – i court) et steel (acier – i long), live (vivre, habiter – i court) et leave (partir – i long), ou encore fill (remplir – i court) et feel (ressentir – i long).

Comme pour le h de hour, veillez à ne pas tomber dans l’excès consistant à mettre accidentellement des i courts partout. Vous ne voudriez pas vous retrouver à prononcer spreadsheet (“tableur”, comme sur Excel) comme spread shit (“étaler de la merde”). Ce serait un peu gênant.

Le -ed dans un participe passé

Connaissez-vous “Linkeudine”, le principal réseau social du monde professionnel ? Pour une raison qui m’échappe, les francophones écorchent ce nom de la pire des manières.

Dans LinkedIn, linked se prononce /lɪŋkt/, le e est donc muet. Cette accumulation de consonnes peut sembler difficile à prononcer, mais vous vous y ferez vite.

En revanche, le e de -ed se prononce bel et bien après un t ou un d, comme dans wanted ou needed. Pour y voir plus clair, retrouvez notre guide complet sur la prononciation du –ed.

Anglais des affaires : ce n’est pas aussi difficile que vous le pensez

L’anglais des affaires est à bien des égards une langue dans la langue, une composante bien à part de l’anglais.

C’est précisément pour cette raison que vous devez vous y préparer, pour ne pas vous retrouver (totalement) perdu pendant les premiers jours de votre nouvelle vie professionnelle.

Cependant, comme nous l’avons vu dans cet article, l’anglais du monde du travail n’est absolument pas insurmontable.

Soignez votre prononciation et votre orthographe, documentez-vous sur votre domaine d’expertise et habituez-vous à un niveau de langue plus formel que d’habitude et vous ne devriez pas avoir de problèmes.

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