Les bourdes que vous pouvez faire en anglais À CAUSE d’une mauvaise compréhension de la langue

apprendre de ses erreurs

 

Faire une gaffe en anglais… peut se révéler être une catastrophe, voire se terminer en incident diplomatique sévère, jugez-en par vous-même :

Note : Cet article est écrit dans le cadre d’un carnaval d’articles de blogs organisé par https://cours-de-japonais.com/carnaval-mai-2019/
Vous retrouvez en bas de cet article les différents participants.

choqué

Et Emmanuel Macron de créer un incident diplomatique à cause… de son anglais

En mai 2018, le Président de la République Française, Emmanuel Macron, en visite au pays des kangourous (oui, je sais, ça fait cliché ^^), a déclaré que la femme du Premier Ministre était… delicious… Afin de plaire à son hôte. Pour bien comprendre le problème, il venait, devant un parterre de caméras, caractérisé l’épouse de son hôte, comme étant “bonne”. 
Un adjectif à connotation sexuelle, au moins douteux. 

Immédiatement, la presse australienne s’est emparée de l’anecdote. Et le premier personnage de l’État français a fait la une des tabloïds. Non pas pour ce qu’il représente mais, vous l’avez bien sûr compris, pour cette bourde en anglais. 

Bien évidemment nos amis australiens ne nous ont pas tenu rigueur de cet épisode qui prête plus à sourire qu’autre chose. En anglais un gâteau est delicious mais pas une femme. Ceci dit en français aussi… 

Cependant vous conviendrez qu’on pourrait se passer ce type de situations et que certaines fois ça peut mal tourner. 

Donc voyons deux bourdes à éviter en anglais à tout prix ! Évidemment la liste n’est pas exhaustive. Mais ça vous donnera déjà une bonne idée de… ce qu’il ne faut SURTOUT PAS FAIRE !

 


Hands off guys!

Il est vital si vous voulez vous adapter au pays et aux gens qui y vivent de, bien sûr, maîtriser un minimum d’anglais mais aussi, et c’est tout autant indispensable, de comprendre les moeurs. Car c’est là que se situe le noeud du problème. 

Par exemple, aux États-Unis, et dans toutes les cultures anglo-saxonnes de manière générale, le contact physique trop proche, non sollicité, est fortement déconseillé. Contrairement aux cultures méditerranéennes où la proximité est non seulement tolérée mais encouragé comme signe d’affection entre personnes (qui ne se connaissent pas forcément), elle est mal, très mal vu dans les pays anglo-saxons. 
SURTOUT envers le sexe opposé si vous êtes un homme. Vous êtes prévenu… 

Donc même si vous maîtrisez l’anglais, si vous vous montrez trop entreprenant ou trop proche physiquement c’est la gaffe assurée. Et chez l’Oncle Sam, cela peut être considéré comme du harcèlement. Avec toutes les conséquences juridiques qui vont avec… Good luck with that… 

 


Hey, how is it going today? 

Cette question vous l’entendrez très souvent aux USA. Quand vous rentrez dans un commerce par exemple. Même si l’on ne vous connaît pas. Et bien sûr, littéralement ça signifie: “Salut, comment ça va?”.

Mais ça, c’est la théorie, ne vous laissez pas endormir. Ce n’est pas pour vous beaux yeux.
Premièrement, vous pourriez être surpris, voire peut-être un peu “choqué” de tant de familiarité.
Deuxièmement, vous pourriez tomber dans le piège et penser que ce contexte informel vous permet de créer facilement des relations. 
Revenons un instant sur la traduction pour bien comprendre ce qui se passe. En anglais, et à fortiori en American English la langue et les comportements des gens sont très informels. Ce qui serait considéré comme non professionnel sur le lieu de travail en Europe est tout à fait possible, extrêmement courant, aux États-Unis.
Par exemple, appeler son collègue buddy, ce qui mot pour mot se traduit par “pote”.
En revanche “ces familiarités” ne doivent pas vous faire penser que tout est permis, que c’est une société permissive, ultralibérale sous tous ses aspects. Non ce n’est pas le cas, ce qui est autorisé, socialement et juridiquement, est simplement différent, déplacé par rapport à l’Europe. Et pas qu’un peu. Donc méfiez-vous de votre anglais et surtout de votre comportement. La langue n’en est que le vecteur, le canal de communication.

Même chose, ce n’est pas car on vous demande à tout bout de champ si “ça va bien” que tout le monde est votre “pote”. Bien au contraire. Si les Américains, les Anglo-saxons sont de prime abord, chaleureux et accueillants. Mais n’oubliez pas que ce côté “hyper sympa” a un revers puissant : une superficialité certaine. Et donc une certaine difficulté à nouer des relations profondes. 
ATTENTION : dans l’absolu ce n’est ni bien, ni mauvais. À vous de vous faire votre propre avis. Et n’oubliez pas que derrière tout avantage, son inconvénient est tapi dans l’ombre. Prêt à surgir. Ce qui ne manque(ra) pas d’arriver… 

 


Ce que vous pourriez retenir

Bien sûr il y a les false friends (les faux-amis) comme delicious (voir le début de cet article si vous avez été trop impatient ou pressé pour tout lire). Mais BIEN PLUS souvent les bourdes, les gaffes et toutes les conséquences potentiellement catastrophiques qui en découlent sont le résultat d’une profonde méconnaissance de la culture anglo-saxonne.
Et c’est valable pour toutes les cultures.
Car n’oubliez jamais que le mot, la langue est seulement le canal, le message pour communiquer. C’est un moyen et non une fin. La fin c’est le message que vous voulez faire passer. 
Et pour ça, ni secret, ni raccourci, il faut maîtriser les deux : la Culture et le Mot ! À bon entendeur.

Note : Cet article est écrit dans le cadre d’un carnaval d’articles de blogs auquel participent :

– Apprendre le coréen

– Lucie au pays des lutins (suédois)

– AlModaris (arabe)

– Chinois Tips

Pierre du Monde des Langues

– Vivre à Tokyo

– La Tribu des Pieds Nus (malaisien)

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